Écran de fumée


Découvrez également l’interview réalisée par TV Lux suite à l’obtention du Prix du Luxembourg Belge 2020 :

« C’est une artiste proche de la nature que nous rencontrons cette semaine à Lamorteau. Elise Claudot crée des oeuvres éphémères avec ce que la nature lui offre. La laine est un de ces matériaux de prédilection. Elle a remporté récemment le prix du Luxembourg du Musée d’Art Contemporain du Luxembourg Belge.« 

https://www.tvlux.be/video/culture/exposition/elise-claudot_37550.html

Fenêtre


Tranchée des Portes, Buzenol, Belgique, 2015

Hêtre, laine de mouton mérinos, eau, savon.

Collaborations : Olivier Laval, photographie. Jeremy Pennequin et Gallium, musique.

Durée de la vidéo : 2 min 50

La photographie me permet de donner vie à la matière organique et éphémère. Grâce à la technique de la stop-motion, un rythme s’installe dans mes créations, un mouvement peut s’opérer. J’aime raconter des histoires, captées par l’objectif. Voici celle d’une rencontre…


La fenêtre, certains aimeront regarder à travers elle, cherchant un point de fuite dans l’espace pour y plonger le regard ou simplement laisser passer la lumière. On l’ouvrira pour respirer, aspirer à d’autres horizons.
Une complicité s’installe à travers son histoire, que chacun s’approprie au fil des siècles. Elle est une frontière, un lieu de passage entre le dedans et le dehors. Ne se contentant pas de différencier intérieur et extérieur, ni de protéger l’un ou l’autre, elle intègre la dualité.
La Nature est entrée, l’extérieur retrouve sa place. Est-ce improbable de donner la parole à la matière en prolongeant sa forme, en gardant son existence ?
Ephémères, les éléments restent fragiles, les gestes s’adaptent brindille après brindille, la matière se fait hybride, réparatrice, maternelle. Elle propose des moments de silence loin des tumultes, les Hommes se retrouvent réconciliés avec elle, sur le même pied que cette nature qui tantôt l’oppose, tantôt l’attire.

Documentaire sur la création

Cellul-a


Vidéo stop-motion : technique mixte.

Exposition au Cabinet des Estampes, MAMAC
Ensemble d’oeuvres, série Cellul-a, Liège, Belgique, 2012

Qu’y a-t-il de plus intime dans notre corps que nos cellules ?

Dans notre monde moderne qui prône la rationalité, notre corps participe grandement à nous différencier. Actuellement, il est parvenu à l’état maximal de dénuement de ses attributs, il est ouvert à toutes sortes de manipulations et de contrôles, il se retrouve transparent sous des regards observateurs.
La partie la plus secrète et la plus profonde de notre être devient le témoin de notre histoire. Au-delà de la vision matérielle, une expérience sensorielle entre l’infiniment grand et l’infiniment petit apparaît, faisant un parallèle avec notre mémoire collective.

La cellule constitue une unité spatiale fondamentale du milieu intérieur. Délimitée par une membrane, elle est un espace clos effectuant des échanges avec l’extérieur, fonctionnant de manière autonome mais coordonnée avec les autres. La cellule doit assurer toutes les fonctions vitales : se nourrir, intégrer et réagir aux variations du milieu, proliférer…

L’extérieur et l’intérieur, ce qui est illuminé par la lumière et ce qui reste dans l’ombre, le visible et l’invisible, le manifeste et le caché. Les portes s’ouvrent et se referment, les êtres disparaissent et deviennent absence.
Le périmètre matérialisé par la perspective du lieu désigne autant la séparation que la perméabilité, se rapprochant de ce que la biologie nomme une membrane. Dans la cellule, cette mince enveloppe est ce qui permet à l’organisme de trouver un équilibre entre la solidité et la perméabilité.